Il est : 17h34
J'écoute (pendant que j'écris le mail):
- What a wonderful world / Joey Ramone
- When the rain came down / Annie Lennox & Kate Bush
- Take me out / Franz Ferdinand
- Tripping / Robbie Williams
- I think I'm paranoid / Garbage
- The winner takes it all / ABBA
- The world is not enough / Garbage
Mon état d'esprit: Mdr, au bord de la crise de nerfs
Le détail du jour : Fait trop beau içi!
Ma phrase du jour : "Oh oui c'est beau Barcelone"
La photo c'est quoi c'est qui c'est où? Un immeuble à Passeig de gracia
Vous savez ces petits moments où on voudrait être ailleurs? Et bien je viens d'en vivre un pendant une heure, et bien je vous jure que c'est long une heure. Je suis allé à la quincaillerie de Chateau-Gombert pour y acheter un allume-gaz. Vous savez les trucs qui font des flames comme des allumettes, mais justement pour pas gaspiller des allumettes...
Alors déjà passons sur l'aspect comique de la vieille vendeuse qui me disait que ça se fesait de moins en moins (sic) alors que bon une quincaillerie svp...
Et puis j'ai eu le malheur de dire que c'était parce que j'étais en Espagne en ce moment...
Et là elle m'a branché pendant un quart d'heure...oui je précise que cette sympathique dame est celle qui m'a le moins parlé de tous...tous? Oui tous, je vais y revenir... Donc elle m'a expliqué qu'elle et son mari ont crée le premier lycée Français de Barcelone (encore maintenant je me demande si c'était pas un peu du pipeau, parce que certes elle était trés agée mais quand même, un lycée français à Barcelone seulement crée dans les années 30...enfin elle avait l'air si gentille, je la vois pas raconter n'importe quoi), puis elle a enchainé sur l'algérie et patati patata... Bon jusque là tout va bien. Puis arrive un de ses fils qui, gentil comme tout regarde dans le catalogue pour voir s'ils n'en ont pas ailleurs. Puis vient le deuxième fils qui lui, revient de Barcelone (et merde pensais-je déjà, j'étais loin de me rendre compte à quel point), donc il m'a parlé de Barcelone et de là où j'habite plus spécialement (Cerdanyola del Valles où il a habité, d'ailleurs j'imaginais pas du tout que j'allais tombé sur quelqu'un à Chateau Gombert qui connaissait Cerdanyola del Vallès). Jusque là ça va encore. Puis est arrivé (toujours de l'arrière boutique) la soeur de la première vieille. Et là j'ai su en la voyant que mon malheur était arrivé. Donc cette charmante dame fort bien mise pour son age, habillée en espagnole traditionelle, m'a sauté dessus en m'embrassant et en me demandant (en espagnol) si c'était moi l'espagnol de Barcelone. Donc je lui dis que je n'y suis que pour faire une année d'étude. Et là elle me demande (toujours en espagnol je vous rapelle) quel est mon nom, puis le nom de jeune fille de ma mère et là, en tenant compte de ma réponse, elle se met à hurler (toujours en espagnol je vous le rapelle encore!!!):
- "Eh ben mon fils, tu es un espagnol de ton père et de ta mère, viens à la maison que je te donne à boire et je vais te présenter à ma fille"
- Ben c'est à dire que j'ai pas trop le temps
- Mais si tu as le temps, pas longtemps allez viens
Je priais intérieurement pour que sa fille soit marié parce que je commencais à me faire des idées sur le terme "présenter à ma fille". Donc, en allant dans l'arrière boutique qui fait office de maison elle me dit que sa fille a eu un grave accident et qu'elle a été dans le coma (oui je comprennais bien pcqelle parlait vachement clairement et doucement pour une vieille) et là donc je m'assois à la table me demandant bien comment j'allais me sortir de ce traquenard et là arrive la fille, impossible de deviner son age, dans les 35 ans je dirais, une fille trés jolie mais avec des cicatrices de partout dans le visage et des yeux tellement inquiètants que j'en tremble encore. Et moi qui commence à parler en Français et la vieille qui me reprend "Hey, petit, elle parle castillan, elle a habité 10 ans avec nous en espagne et je lui ai appris bien sûr", et donc me voila entamant une conversation avec cette fille qui parlait si vite que je comprennais à peine ce qu'elle disait et là, vous voyez, on est en plein dedans comme dirait Bigard, ça c'est un grand moment de solitude. Et la fille qui parle, et la mère qui finie toutes ses phrases par "oh oui c'est beau Barcelone" (cf ma phrase du jour). Pourquoi ces choses là n'arrivent qu'à moi bordel! Finallement j'ai fini par partir, au bout de 40 minutes de conversations espagnoles sur la beauté de Valence, la beauté de Barcelone, la beauté de la catalogne, la beauté des espagnols, les étrangers qui sont trop nombreux aujourd'hui là-bas (véridique), en me jurant que je ne reviendrais plus jamais dans cette quincaillerie!




